Transcription
1
Monseigneur, parce que le petit espagnollet continue tousiours
2
à se douloyr fort des quartiers derniers et quil seroyt à
3
doubter quil ne sen portast encor plus mal si on tardoyt d’y
4
remedyer, je luy a faict faire ce mattin une [ennyellerie ?]
5
que les mareschaulx estiment luy fera beaucop de bien ; et daultant
6
quil est de besoing de luy serer les veynes et quil fault que
7
ce soyt en lieu où il susiourne quelque peu de temps, il ma
8
semblé monseigneur, vous en debvoyr advertir, affin que sil vous
9
plaict quon meyne ledit cheval lahault prez de vous où il pourra
10
susiourner, on y fera aussi aller le mareschal et le plustot
11
sera le meilleur, et feroyt-on mener le cheval en main à cause
12
de sadite charge ou [ennyellerie ?] et les mulletz emporteront sa scelle
13
quand ilz viendront icy. Voz aultres chevaulx se portent fort bien,
14
Dieu mercy, lequel je supplie vous donner
15
Monseigneur en parfaicte santé, longue et heureuse vie. De Grenoble,
16
ce dernier jour de juillet 1572
17
Vostre très humble et très obeyssant
18
Serviteur
19
Brezenault
20
